Do Majeur série — 20 Peintures par Arnaud Quercy
Do Majeur est une série de 20 peintures d’Arnaud Quercy, réalisées entre 2024 et 2025 — acrylique sur linen canvas, acrylique sur panneau de bois, acrylique sur papier et aquarelle sur papier. Les formats vont de 10×15 cm à 73×92 cm. 11 œuvres sont conservées dans des collections privées (Paris, France, New York, USA, Los Angeles, USA, Corbeil-Essonnes, France, United Kingdom, San Francisco, USA, Zurich, Switzerland, Sao Paulo, Brazi). 8 restent disponibles à l’acquisition à Art Quam Anima, 28 rue du Dragon, Paris. Œuvres présentées lors de : Rencontres au Marché de la Création, Salon d'art contemporain – Metamorphose, Paris et Permanent Collection 2025 – Resonance in Form et 7 autres.
Do Majeur est le point de départ de l'harmonie occidentale. Ni dièses, ni bémols — la triade des touches blanches, l'accord que chaque pianiste apprend en premier. C'est la tonalité de la Sonate Facile de Mozart, des premières mesures du Clavier bien tempéré, de mille chansons populaires et cantiques. En traduction chromesthésique, Do Majeur brûle d'une chaleur franche : le rouge du Do, le jaune du Mi, le rouge-orangé du Sol. Trois couleurs proches des primaires, rien de froid, rien d'ambigu. Un accord qui ne cache rien.
La palette chromesthésique va du quasi-noir dans les graves profonds au quasi-blanc dans les aigus extrêmes. Le Do en dessous de la troisième octave s'assombrit vers le noir — un rouge profond, ressenti, qui se lit comme de l'obscurité sur la toile. Le Mi au-dessus de la sixième octave se délave jusqu'à l'argent, presque blanc. Entre ces extrêmes, le registre médian tient la vraie chaleur de l'accord : rouge saturé au Do4, jaune vif au Mi4, rouge-orangé clair au Sol4. La quinte, Sol, fournit le terrain médian le plus chaud — un orange qui sert de médiateur entre fondamentale et tierce. Il n'y a aucune couleur froide dans la triade. Chaque son est chaud.
Arnaud Quercy explore cette palette élémentaire à travers vingt études, peintes entre 2024 et 2025 à l'acrylique et à l'aquarelle — sur papier, sur panneau de bois, une sur toile de lin. Les formats vont d'études intimistes de 10×15 cm à une seule œuvre grand format de 73×92 cm. La plupart sont jouées Lent, dans une nuance douce mp ou p, legato — lentement, méditativement, sans hâte. Les contours se partagent entre arches en cloche à quatre temps et valses descendantes à trois temps. Une variation rompt le schéma avec un tempo Modéré, et une autre introduit un accent de Sib — le seul son étranger à l'accord dans toute la série. Le nombre de notes va de trois à huit, les études les plus dépouillées distillant la triade à son minimum irréductible.
Trois œuvres illustrent l'étendue de la série. La Variation 1 — la plus grande toile, 73×92 cm sur lin — s'inspire de ce que Quercy décrit comme « une circulation gracieuse, une chaleur tenue sans urgence », d'après la valse de Sergio Mihanovich « Sometime Ago ». Quatre notes seulement, la mélodie franchissant d'une enjambée le quasi-noir du grave jusqu'à l'orange chaud. La Variation 7 descend en dessous du piano : Do0 à 16 Hz, une fréquence ressentie dans le corps plutôt qu'entendue, sa traduction chromesthésique si sombre qu'elle se lit comme une absence — la mélodie monte de là à travers sept notes, construisant la chaleur à partir du silence. À l'autre extrême, la Variation 9 distille Do Majeur en trois notes — Mi6, Sol5, Do1 — ce que l'artiste appelle « le minimum irréductible d'une triade, une valse en trois mots : lumière, milieu, sol ».
Sur la toile, Do Majeur se lit comme un dégradé chaud. Le registre grave ancre chaque peinture dans l'obscurité — le quasi-noir du Do1 ou Do2 à la base. Le registre aigu se dissout en jaunes pâles et blancs là où Mi6 et Mi7 captent la lumière. Entre sol et plafond, les rouges et oranges des octaves médianes de l'accord remplissent la toile de la chaleur qui définit cette tonalité. Le rythme visuel naît de la répétition avec variation : les trois mêmes couleurs, rééquilibrées dans chaque étude par le nombre de notes, leur registre, et l'espace entre elles. Certaines toiles sont presque vides — trois notes, un vaste silence. D'autres sont denses, sept ou huit sons remplissant le champ du grave à l'aigu.
Do Majeur est l'accord le plus simple de cette pratique, et cette simplicité est le propos. On ne peut se cacher nulle part dans trois notes de chaleur pure. Chaque étude pose la même question : de combien de façons le rouge, le jaune et l'orange peuvent-ils occuper une surface ? Après vingt variations, l'accord ne s'épuise jamais. Plusieurs de ces études ont été présentées pour la première fois au Salon Metamorphose à la Halle des Blancs Manteaux à Paris, et plus de la moitié de la série a depuis rejoint des collections de New York à Zurich en passant par São Paulo — la tonalité d'origine voyageant loin de chez elle, emportant sa chaleur avec elle.
Arnaud Quercy est un artiste parisien dont la pratique traverse la peinture, la musique et la sculpture. Son travail est ancré dans l'Idéamorphisme — le principe selon lequel une œuvre d'art ne porte pas de sens, mais le déclenche. Chaque pièce est conçue pour diffracter différemment à travers chaque personne qui la rencontre.
Il crée et expose à Art Quam Anima, sa galerie-atelier au 28 rue du Dragon, Saint-Germain-des-Prés, Paris.
Œuvres — Do Majeur
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