4e arrondissement de Paris, Paris s'éveille série — 6 Peintures par Arnaud Quercy
ART-SER0067
4e arrondissement de Paris, Paris s'éveille est une série de 6 peintures d’Arnaud Quercy, réalisées en 2026 — acrylique sur papier. Format : 18×13 cm. Les 6 œuvres de cette série sont conservées dans des collections privées (Paris, France).
La quatrième série des 72 Facettes de Paris se tourne vers le Marais sud à l'aube. Ces six facettes se situent entre six heures vingt et huit heures du matin, l'heure où la ville s'ébroue — les rideaux qui se lèvent, les premiers cafés versés, les boutiques ouvrant une à une sur les vieilles rues étroites. Le souffle libre et mystérieux de l'introduction est loin derrière : la valse est désormais en plein trois-temps, et la danse prend de l'allure dans la matinée, portant le peintre à travers un quartier où la pierre royale et l'humble ruelle se côtoient dans la lumière naissante.
Quatre familles harmoniques colorent la série. Les septièmes de dominante B♭7 et G♭7 donnent les sonorités les plus claires, les plus ouvrantes ; le riche majeur-neuvième D♭maj9 soutient les grandes façades ; et les septièmes mineures E♭−7 et F−7 portent les rues plus anciennes et plus silencieuses. Traduites par la méthode ideamorphique de l'artiste, ces harmonies du matin s'élèvent du gris et du noir vers le vert et le jaune, le bleu et le turquoise, la lavande et le rouge-orangé — le sol mat de la pierre de taille rompu sans cesse par un montant chaud, un carré coloré, un demi-disque, comme si le jour éprouvait les surfaces sombres et y trouvait ses premiers appuis.
Les six lieux dessinent le quartier qui s'éveille. À six heures vingt, les commerces de la rue Saint-Antoine s'ouvrent sur G♭7 — vert et jaune, gris et un carré turquoise, lavande, les rideaux qui commencent à se lever ; vingt minutes plus tard, les longues façades de la rue de Rivoli répondent en D♭maj9, gris et noir ouverts par un montant rouge-orangé, un carré blanc et un bleu, le matin sous les arches. À sept heures, un café de la rue Vieille-du-Temple revient à G♭7 — un arc gris, bleu nuit et olive, du bleu et un carré blanc sur noir, les premiers cafés. À sept heures vingt, le front haussmannien du 17 boulevard Henri IV se dresse de nouveau sur D♭maj9, arcs gris et turquoise et blocs bleus et rouge-orangé. À huit heures moins vingt, la rue des Rosiers s'ouvre sur F−7 et B♭7, bleu et beige, lavande et orange, un demi-disque violet et turquoise sur la vieille rue étroite ; et à huit heures, la danse prend de l'allure le long de l'humble rue des Barres derrière Saint-Gervais sur E♭−7 — un disque bleu près de magenta et de lavande, une forme claire dressée sur gris, une vieille ruelle saisie dans la lumière naissante.
Vues ensemble, les six composent un champ de Paris qui s'éveille : un sol gris-pierre du matin d'où la couleur monte sans relâche, case après case et arc après arc, le vert-et-jaune éclatant des septièmes de dominante et le bleu froid des ruelles mineures se fondant en une même clarté égale. Chacune tient sa place dans les troisième et quatrième colonnes de la grille, fragments de la mosaïque qui, entièrement assemblée, forme un portrait abstrait de Paris. Comme l'ensemble des soixante-douze, ces six facettes ont été commandées d'un seul tenant et appartiennent aujourd'hui à une unique collection parisienne.
Arnaud Quercy est un artiste parisien dont la pratique traverse la peinture, la musique et la sculpture. Son travail est ancré dans l'Idéamorphisme — le principe selon lequel une œuvre d'art ne porte pas de sens, mais le déclenche. Chaque pièce est conçue pour diffracter différemment à travers chaque personne qui la rencontre.
Il crée et expose à Art Quam Anima, sa galerie-atelier au 28 rue du Dragon, Saint-Germain-des-Prés, Paris.
Œuvres — 4e arrondissement de Paris, Paris s'éveille




