Art Quam Anima
"Je ne crée pas l'art. Je suis l'idée — à travers le son, à travers la forme, à travers la matière — jusqu'à ce qu'elle ne fasse qu'un."
Un essai sur l'art et les idées.
Fondée en 2025 par Arnaud Quercy à l'âge de 57 ans, Art Quam Anima est un essai : redécouvrir un lieu où l'art et les idées circulent ensemble. Comment une idée prend forme, voyage, se transforme — voilà la question qui traverse la galerie. Un atelier ouvert, des expositions, des conversations.
28 Rue du Dragon, au cœur de Saint-Germain-des-Prés.
Exposition Actuelle
Art Quam Anima ouvre ses portes pour la première fois rue du Dragon, inaugurant un espace de galerie où la menuiserie chaleureuse en bouleau, les luminaires tissés et les sols en pierre patinée créent un cadre aussi réfléchi que les œuvres qu'il abrite. Cette exposition de pré-ouverture rassemble une sélection concentrée de peintures et sculptures qui incarnent la vision fondatrice de la galerie : l'art comme âme, comme souffle, comme force animatrice qui transforme la matière en sens. Les toiles des séries Explorations Synesthésiques et Recherches sur l'Harmonie tapissent les murs blancs, leurs intensités chromatiques — rouges corail, bleus nocturnes, jaunes lumineux — calibrées aux proportions intimes de l'espace, chaque peinture traduisant une tonalité musicale spécifique en résonance visuelle.
L'architecture elle-même participe à la rencontre. Des étagères en bouleau enveloppent les murs, créant des alcôves qui abritent livres d'art, études plus petites et pièces sculpturales intimes, tandis que le couloir central est ponctué de socles en acier noir portant les œuvres plus importantes. Au-dessus, des suspensions organiques en rotin tressé diffusent une lumière chaude et uniforme qui honore à la fois les teintes saturées des peintures et les surfaces texturées des céramiques. L'axe central s'ouvre vers la rue du Dragon par des baies vitrées du sol au plafond, attirant la rue dans la galerie et projetant les silhouettes des sculptures vers les passants. Située au cœur de Saint-Germain-des-Prés, Art Quam Anima propose un retour au regard lent — un espace où la frontière entre galerie et quartier se dissout.
Les œuvres sculpturales ponctuent le couloir central sur des socles en acier sombre. La Mouette de Montparnasse s'arque en acier inoxydable poli près de l'entrée, captant la lumière du jour et projetant des reflets mouvants sur le sol de pierre. Derrière elle, des oiseaux céramiques aux tons crème — géométriques, presque origami — semblent prêts à s'envoler, leurs ailes angulaires faisant écho à la géométrie du bouleau. Des céramiques patinées aux tons terreux et aux glaçures bronze occupent des positions plus tranquilles : figures cubistes aux détails incisés, volumes empilés suggérant un savoir ancien, formes qui récompensent l'attention soutenue que l'espace invite. Le dialogue entre peinture et sculpture se déploie naturellement au fil du parcours des visiteurs — couleur et forme, mur et socle, chaleur et poids.
Cette pré-ouverture est à la fois aboutissement et commencement. Les œuvres rassemblées ici représentent des années de recherche systématique sur la correspondance synesthésique et le récit sculptural, pourtant leur installation dans ce nouvel espace ouvre de nouvelles possibilités de résonance et de dialogue. Les visiteurs deviennent témoins d'une origine — le premier chapitre d'une histoire qui se poursuivra à travers de futures expositions, collaborations et rencontres. Art Quam Anima commence ici, dans l'espace entre un accord et sa couleur, entre le mythe et la matière qui lui donne du poids.
Déclaration de l'Artiste
Ouvrir Art Quam Anima concrétise une vision longtemps portée : un espace où l'œuvre peut respirer, où les visiteurs peuvent s'attarder, où la relation entre œuvre d'art et regardeur peut se développer sans hâte. Le nom lui-même — Art Quam Anima, l'art comme âme — annonce une intention. Je crois que l'art fonctionne mieux non pas comme décoration ou investissement mais comme forme de rencontre, une rencontre entre consciences médiée par la couleur, la forme et la matière.
Le design de la galerie a émergé d'années de réflexion sur la façon dont l'espace façonne la perception. Les alcôves en bouleau créent l'intimité pour les œuvres plus petites et les livres ; les socles noirs donnent aux sculptures plus importantes l'espace pour respirer ; les éclairages tissés honorent à la fois les peintures saturées et les céramiques texturées ; le sol en pierre et les baies vitrées donnant sur la rue nous ancrent dans le quartier tout en nous ouvrant vers le monde extérieur. Chaque détail sert la rencontre entre regardeur et œuvre.
Les peintures de cette pré-ouverture couvrent plusieurs séries — Explorations Synesthésiques, Recherches sur l'Harmonie, Recherches sur les Tensions — chaque toile traduisant ce que j'entends en ce que je vois. Les sculptures ont émergé d'une impulsion différente : le désir de donner du poids à l'éphémère, de tenir le récit en trois dimensions. Les rassembler dans mon propre espace me permet de les présenter comme je les ai toujours imaginées — en dialogue les unes avec les autres, avec l'architecture, avec cette qualité particulière de la lumière parisienne qui entre par ces fenêtres.
Cette pré-ouverture est une invitation. Venez voir ce que nous construisons. Venez participer au commencement.
"Comment une idée prend forme — voilà la question qui traverse tout."
Œuvres regroupées par séries et thèmes.
Une façon d'explorer la recherche derrière l'art — comment une idée prend forme, évolue et trouve sa forme à travers différents médiums.
Explorations Synesthésiques
La plus importante série en cours dans la pratique de Quercy, les Explorations Synesthésiques traduisent les structures musicales en forme visuelle à travers la cartographie chromesthésique. Chaque peinture assigne des couleurs spécifiques aux notes musicales basées sur le cercle des quintes, puis organise ces couleurs en compositions géométriques qui rendent visibles les relations audibles. Le système est rigoureux : Do correspond au rouge, Sol au rouge-orange, Ré à l'orange, et ainsi de suite à travers l'échelle chromatique, chaque accord générant sa propre palette de deux ou trois teintes dominantes.
Au sein de cette série, le cycle Recherches sur l'Harmonie applique la méthode aux accords individuels — majeurs, mineurs et étendus — à travers des formats allant des aquarelles compactes de dix par quinze centimètres aux toiles acryliques monumentales dépassant cent centimètres. La sous-série Réflexions étend l'approche aux relations d'octave et aux études d'intervalles, tandis que des variations spécifiques puisent chez des compositeurs et interprètes incluant Bach, Chopin et Miles Davis. Une aquarelle traduisant Fa# mineur fait référence à la Polonaise en Fa# mineur de Chopin, Op. 44. Un rendu acrylique de Sib Majeur puise dans les rhythm changes, la progression d'accords jazz fondamentale. Une étude en Do mineur prend son point de départ du "Solar" de Miles Davis.
Le résultat n'est pas de l'illustration. Ces peintures fonctionnent comme des compositions visuelles indépendantes où les relations colorées portent la même logique structurelle que les intervalles harmoniques. Qu'il travaille dans la transparence de l'aquarelle ou l'opacité de l'acrylique, Quercy traite la traduction comme une contrainte générative qui produit des compositions auxquelles il n'arriverait pas par la pensée purement visuelle.
Nature en Ville
Cette collection de sculptures en acier examine la faune s'adaptant aux environnements urbains. La Mouette de Montparnasse capture un goéland — un oiseau côtier qui a colonisé les toits et les étals de marché du 14e arrondissement parisien — à travers des plans d'acier angulaires qui flottent entre pure abstraction et reconnaissance. Les regardeurs perçoivent parfois un rhinocéros ou un requin avant que la forme de l'oiseau ne se résolve, une ambiguïté productive qui reflète la surprise de rencontrer la vie marine dans une ville enclavée.
Quercy fabrique chaque sculpture lui-même, formant à froid des feuilles d'acier de deux millimètres au marteau contre des blocs de bois courbés, puis soudant, meulant et polissant les plans assemblés. Cette fabrication métallique directe suit la tradition établie par Julio González et Pablo Gargallo, où l'artiste travaille la matière plutôt que de déléguer aux fonderies ou assistants. La connaissance vit dans les mains — dans la compréhension de la façon dont l'acier répond aux coups de marteau, où il cède et où il résiste. Les surfaces résultantes oscillent entre l'éclat argenté-bleu poli et les tons oxydés plus sombres, se lisant à la fois comme matériau industriel et forme organique.
MURMURATION continue cette investigation, capturant le mouvement collectif des étourneaux à travers une composition d'acier ascendante montée sur un bloc de bois. Le format vertical et la construction angulaire traduisent le vol synchronisé du vol en géométrie statique qui conserve le sens du mouvement coordonné.
Transcendance
La collection Transcendance aborde les thèmes philosophiques et spirituels à travers la peinture abstraite. Chaque œuvre engage avec un penseur ou une tradition spécifique : Wills Odyssey traduit les concepts nietzschéens d'autodétermination et de volonté de puissance en contrastes tonaux profonds où des fondations rouge-gris sombres cèdent la place à la contemplation bleue et à la possibilité orange. Transcendent Nexus explore la relation de saint Augustin entre foi et raison, divisant la toile en zones géométriques chaudes de pensée rationnelle et espaces atmosphériques plus frais où un cercle radiant suggère la transcendance. Eternal Encompassing puise dans le poème d'Emily Dickinson "Hope" — la chose avec des plumes qui se perche dans l'âme — présentant une femme enceinte comme l'incarnation du potentiel nourricier de l'espoir contre un fond rouge fervent.
Ces peintures partagent un langage visuel de formes géométriques contre des champs colorés saturés, avec des lignes noires servant souvent de connecteurs structurels entre zones conceptuelles. Le contenu philosophique est intégré dans les décisions formelles — température colorée, division spatiale, relation entre confinement et ouverture — plutôt que narré par la représentation figurative.
Sorts et Magie
Une collection céramique explorant les thèmes mythologiques et symboliques à travers la forme sculpturale contemporaine. Archimedes, le hibou, tire son nom à la fois du mathématicien grec ancien et du hibou sage du "Merlin l'Enchanteur" de Disney, présentant l'oiseau à travers l'abstraction cubiste où des plans curvilignes lisses se replient l'un dans l'autre pour suggérer la forme sans description littérale. La cuisson à haute température produit des formations cristallines dans la glaçure, donnant à chaque pièce une patine métallique vieillie aux tons jaune-vert et brun chaud. GRIMOIRE sculpte un livre ouvert libérant des formes géométriques vers le ciel — un prisme, un hexagone, un disque ovale — figeant le moment où un sort quitte la page.
Créations Sauvages
Cette collection rassemble des œuvres qui explorent le mouvement, la musique et la liberté créative à travers plusieurs médiums. BIRD (Charlie Parker) traduit le génie improvisationnel du saxophoniste bebop en une sculpture céramique de plans géométriques entrelacés sur une base métallique noire — formes angulaires s'étendant vers l'extérieur tandis qu'un élément sphérique central enveloppé de bandes courbes suggère à la fois notation musicale et vol. Reader capture le moment d'absorption totale dans un livre à travers un croissant céramique mat, non glacé, qui se lit simultanément comme une figure penchée sur une page et comme des pages ouvertes.
La collection inclut aussi des commandes de portraits comme "Gus", le Shih Tzu, une céramique d'inspiration cubiste créée d'après nature à l'atelier parisien Profils et Reliefs, où des facettes angulaires abstraient les traits du chien tandis que des lignes ondulées incisées font référence au pelage fluide de la race.
Échos Méditerranéens
En août 2022, Quercy a transformé un tronçon de la plage de Salou en Espagne en galerie à ciel ouvert, sculptant cinq bas-reliefs de sable monumentaux sur cinq jours. Deux œuvres ont honoré les légendes du jazz Charlie Parker et Thelonious Monk à travers la sculpture de sable abstraite et figurative de cent cinquante par cent vingt centimètres. Trois autres ont exploré les thèmes du voyage et de la contemplation : The Traveler, une figure solitaire regardant vers la mer ; The Woman Reading, absorbée dans son livre ; et The Sailer, dont la forme se reverse pour révéler une flotte de bateaux.
Aucune des sculptures n'a survécu aux marées. Chacune a vécu brièvement — jusqu'à ce que l'eau de mer, le vent ou les pas l'effacent. L'impermanence était le point. La beauté la plus présente quand elle ne peut durer, la documentation devenant l'artefact durable plutôt que l'objet lui-même. Comme l'a dit Quercy : "Parfois, la marée est le meilleur curateur. Elle nous apprend à créer, non à posséder."
Chaque œuvre d'art est unique, signée et accompagnée d'un certificat d'authenticité émis par Arnaud Quercy Creations. Les prix sont affichés dans la galerie. Pour toute demande, prêt d'exposition ou commande, contactez Art Quam Anima au 28 rue du Dragon, Paris 75006, ou écrivez à contact@artquamanima.com.
Œuvres Disponibles
Peintures originales, sculptures, céramiques. Toutes les œuvres sont uniques. Toutes sont à vendre. Les prix sont affichés.